Hamra Le Jour

Hamra Le Jour

Il est 8h00. Les rues de Hamra commencent à grouiller. Banques, commerces de tous genres, hommes d’affaires, banquiers, habitants, touristes, étudiants… les trottoirs se remplissent, les cafés-trottoirs ne désemplissent pas, les gens se pressent, entre un rendez-vous et un autre, un meeting et un autre, une discussion et une autre.


Hamra est la seule région plane à Beyrouth, pas de montée, pas de descente, pas d’efforts à faire. Une balade, cela est possible. On marche au même pas, au même train. On se faufile à travers les ruelles, on s’arrête ça et là, là où l’envie nous prend, partant à la découverte, à la redécouverte, à l’exploration des petites échoppes, des coins et recoins. Impossible de se perdre, la configuration de la région est simple: trois rues parallèles qui donnent l’une sur l’autre par une multitude de ruelles. A toute heure de la journée, les passants déambulent, flânent, se promènent, se pressent et se bousculent presque, tellement l’activité est dense.


Le centre de la ville est à Hamra. Les banques investissent et s’investissent de plus en plus, QG ou branches secondaires, les transactions transitent via Hamra. Après tout, il ne faut pas l’oublier, la Banque du Liban est bien située au début de la rue Hamra; le ton est donné. Hôtels et commerces prospèrent, des plus grands aux plus petits, des plus luxueux aux plus modestes, dans un agencement architectural respectueux des normes, du code et du mode de vie de Hamra, de ses habitants et de ses visiteurs.


Pas de centres tonitruants, pas de tours grandiloquentes, cette partie de la ville se meut au même rythme que la vie. C’est parce qu’elle laisse le temps aux discussions, aux échanges, aux débats. Et on discute dans les cafés, des arts, des révoltes, des révolutions, des changements, des idéaux, des mille et une manières de recréer la vie, la ville. Ambiance carte postale des années 60-70 ! Oui, mais on est bien à l’ère 2010. “Khidni ma3ak waddini 3a chare3 el-Hamra”… Votre esprit ne cesse de répéter cet extrait de la chanson de Khaled el-Haber. “Prends-moi avec toi, emmène-moi à la rue Hamra…”